Qui sommes-nous?

Se définir n’est pas une tâche aisée, cependant nous allons essayer de nous livrer à cet exercice de la façon la plus honnête possible dans le but d’apporter un éclairage sur notre démarche d’installation.

Nous sommes un couple de trentenaires, philanthropes, amoureux de la nature, créatifs, animés d’une irrépressible envie de vivre autrement que ce vers quoi la société semble nous pousser… On s’explique !

Lui, c’est Hervé. Il était considéré comme un cancre à l’école, parce qu’il ne rentrait pas dans le moule de l’éducation nationale. Puisqu’il était plutôt doué en dessin, on l’a orienté vers la peinture/carrosserie, sans vraiment évaluer ses aptitudes ou même l’interroger sur ses centres d’intérêt. Sans même lui donner une idée de ce qu’est ce métier, au quotidien. Il se serait sûrement plus épanoui en art graphique, cependant ce sont bien d’autres métiers qu’il a pratiqués, jusqu’à l’élaboration de notre projet.

 

Moi, c’est Muriel. A l’inverse, à l’école certains de mes camarades m’appelaient « l’intello ». Studieuse, je n’ai pas eu de mal à évoluer à l’école. Du coup, lorsque j’ai décidé, assez jeune, de devenir vétérinaire, par amour pour les animaux, personne n’a jamais remis en question ce choix en tenant compte de ma personnalité.  Pourtant, des doutes sont apparus au fil de mon cursus, me conduisant à chercher d’autres débouchés que la classique pratique en clientèle. J’ai aussi exercé différents métiers, plus ou moins éloignés de ma formation initiale.

 

De chacune de nos expériences, nous avons beaucoup appris, à la fois dans le développement de nos compétences, assez complémentaires, mais aussi d’un point de vue humain. Elles nous ont fait considérablement évoluer.

Qu’est-ce qui nous a conduits à nous lancer dans l’agriculture aujourd’hui ?

Nous avions tous les deux le sentiment que notre vie était absorbée par des occupations qui s’imposaient à nous, et nous avons pris du recul, chacun à sa façon. Nous avons pris du temps pour nous éloigner de toutes ces agitations qui polluaient notre esprit, pour réfléchir à qui nous étions au fond de nous, pour identifier nos besoins profonds, nos envies, sans  nous soucier des pressions extérieures (et souvent involontaires d’ailleurs) qui se font sentir dès lors que l’on ose prendre un chemin différent des autres, sortir des lignes communément admises (ou subies), car alors on entre dans l’inconnu, et l’inconnu fait peur.

Pourquoi avoir peur ? La sécurité n’existe pas, on le voit bien lorsque les grands groupes ferment leurs filiales. Rien n’est stable, la réglementation change constamment, les taxes, les lois, tout change ! Nous n’avons trouvé aucune raison valable de nous empêcher de changer de lieu de vie lorsque celui-ci ne nous convenait pas, et nous n’en avons pas plus trouvé pour nous dissuader de changer d’activité lorsque celle que nous exercions ne nous rendait pas heureux. Aucun diplôme n’exige de s’enfermer dans une profession, aucun salaire ne justifie d’aller chaque jour consacrer son temps à une activité qui ne nous permet pas de nous épanouir. Chacun peut vivre d’une activité qui le rend heureux car chacun excelle dans un domaine. Voilà ce dont nous sommes convaincus. Encore faut-il prendre le temps d’identifier son domaine. Or ce temps nous le laissons trop facilement nous échapper au profit de milles tâches professionnelles ou administratives… Il nous paraît essentiel d’en prendre conscience et de préserver ce temps dont nous disposons pour l’employer à se rendre utile tout en se faisant plaisir. A vivre en somme !

Il vaut mieux vivre ses rêves que de rêver sa vie !

Anonyme

Nous avons besoin d’être polyvalents, d’exprimer notre créativité, et de nous rapprocher de la nature. L’agriculture est propice à nos besoins ! Il s'agit donc d'une reconversion professionnelle puisque nous ne sommes pas issus du milieu agricole. Nous n’avons pas de télévision, mais nous avons consacré du temps à faire des recherches sur internet, et ce sont des documentaires, des reportages (souvent réalisés par des particuliers qui veulent simplement faire profiter le plus grand nombre de leurs expériences), des lectures et des rencontres qui nous ont aidés à trouver notre chemin vers la cohérence avec les enfants que nous sommes restés au fond de nous-mêmes. Voilà en quelques mots le cheminement de notre réflexion, qui nous a conduits à nous investir dans ce projet.

Une chanson accompagne volontiers nos pérégrinations et réflexions existentielles, celle de Ridan « L’agriculteur ». Nous vous proposons de l’écouter en regardant défiler des vues de nos montagnes et villages vésubiens, où nous sommes retournés nous installer, comme un retour aux sources.

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